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News du 05/09/14-Laurent en solo sur un géant.

News du 05/09/14-Laurent en solo sur un géant.

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Laurent, notre traqueur hors pair, nous fait part de son récit d’une session estivale sur un grand lac. Bonne lecture…

A l’approche de mes vacances d’été, je n’ai qu’une hâte, partir pêcher sur un grand lac du domaine public. L’idée est de pêcher des grands herbiers qui se situent au beau milieu, mais à condition que la météo me le permette. Car pêcher en solo, en boat, sur une étendue d’eau de plusieurs milliers d’hectares, ça ne s’improvise pas !
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La session commence un samedi. Je me rends sur le lac pour faire un repérage des lieux et pour essayer de trouver du poisson en activité. Le soleil est de la partie mais avec un léger vent qui m’empêche de pouvoir scruter les herbiers avec précision. Dans ce cas, difficile de placer mes points GPS et encore moins de voir les carpes marauder.
 
Je décide donc de faire autrement et c’est à l’aide de mon écho-sondeur que je cherche la limite de ces herbiers sur un des côtés d’un immense plateau.
 
Je marque la zone de pêche en l’arrosant généreusement de 30kg de tiger nuts. Après cela, il me faut trouver un deuxième poste où je pourrai pêcher dans de bonnes conditions si toutefois ce satané vent ne faiblissait pas ou même empirait !!
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En certains endroits, un vent annoncé comme modéré peut être un vrai problème. Surtout lorsque l’on s’apprête à pêcher 6 jours et six nuits sur une barque de 3,70 m avec toute l’intendance à bord (nourriture, quantité d’appâts suffisante pour pouvoir tenir le poste comme il se doit, rechanges, …)
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Pour le reste, pas de superflu, le strict minimum et juste une annexe de 2,30 m équipée d’un moteur électrique avec deux batteries ainsi que deux bonnes paires de rames. Le chien quant à lui restera à la maison !  » Pas question de lui imposer des conditions pareilles comme certains le font !!! « 
 
Donc, en prospectant le secteur, je repère une rangée de buissons juste en bout d’une pointe immergée et orientée de façon à me permettre de pêcher en toute sécurité un poste qui me plait bien (le N° 2 ) avec des herbiers qui partent loin devant à 150 m pour 2 m de fond, puis une belle cassure donnant sur une baie magnifique. C’est donc décidé, je jette mon dévolu sur ce poste tant qu’il y aura trop de vent pour pêcher le poste du grand plateau (qui se trouve tout de même à plus de 2 km).
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Après avoir ramé pendant 7 heures tout au long de la journée sur mon petit 2,30m, je rentre à la maison pour préparer tout le matériel pour le lendemain matin qui sera le jour J.
 
Le jour du grand départ, le vent n’a pas cessé et même bien au contraire il a empiré ! C’est donc sans hésitation que je décide de pêcher le poste n°2. Celui-ci se trouve à 4,5 km de la mise à l’eau réservée aux pêcheurs, donc déjà une bonne séance de rames en perspective mais comme si cela ne suffisait pas, je veux tout de même en profiter pour faire un petit crochet par le poste n°1 pour y déposer quelques appâts au passage pour l’entretenir en vue des jours où le vent finirait par cesser.
 
C’est donc la fleur dans les moulinettes que je commence à ramer vers le poste n°1. Je dis bien ramer, car pas question d’utiliser le moteur électrique pour économiser les batteries. Mais en cours de route, je comprends vite que je ne vais pas avoir le choix, car j’ai l’impression de faire du sur place !! Quand je pense à certains jours où les propriétaires de voiliers ne se gênent pas pour utiliser leur moteur thermique afin de rentrer suffisamment vite au port et que pour nous pêcheurs, le thermique est interdit. » Ca me révolte !! »
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C’est donc un peu contraint que je m’aide de mon électrique et tout en continuant à ramer, je largue 10kg de bouillettes NRGi BAITS Green Banana sur le poste 1. Ce n’est pas une mince affaire car amorcer un spot sur une centaine de mètres tout en gardant sa position face à des raffales de plus de 35 km/h, je peux vous dire que c’est du sport. J’en ai même perdu ma louche Cobra que j’avais depuis plus de 20 ans. « Pfff » !!! « 
Dans quelle galère je me suis encore embarqué !! Une fois l’amorçage terminé, direction le poste n°2. Je sais qu’une fois là-bas je serai tranquille. Je peux m’y amarrer en toute sérénité et commencer enfin ma pêche.  

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Mais une mauvaise surprise arrive, le fond de ma barque commence à se teinter d’une étrange couleur rouge. Je comprends alors que ça ne peut venir que d’une seule chose : mes bouillettes NRGi BAITS Lobster Crayfish ont pris l’eau !!
 
Le compartiment dans lequel je les ai rangées s’est transformé en baignoire et le sac de 20 kg que j’ai ouvert la veille pour y ajouter le NRGi Boost’R Lobster Crayfish de Berny est rempli d’eau …
 
Catastrophe !! Je voulais pêcher avec les « Green Banana » que j’ai en plus grande quantité et finir avec les « Lobster Crayfish  » ! Eh ben non, rien ne se passe comme prévu dans cette session. Mes appâts boostés sont maintenant des bouillettes délavées ! Heureusement qu’elles sont stabilisées !! Coup du sort ! Je vais escher mes 4 lignes avec les lobster Crayfish pour commencer la session.
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Le soir arrive, un bon repas pour faire le plein d’énergie (plutôt une bonne boîte, « lol ») et je sombre dans un sommeil profond. La nuit est réparatrice car rien ne se passe. Ce n’est qu’au lever du jour qu’un de mes détecteurs se met à retentir. Une petite commune de 13 kg entre dans l’épuisette.
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A 13h30 la même canne se remet à dérouler pour une autre jolie commune de 15 kg.
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C’est encourageant, les poissons sont bien là et répondent présents. Mais plus rien ne se passe jusqu’au lendemain midi. Est-ce dû au fait que le vent a cessé ? C’est le moment d’aller vérifier si des poissons se manifestent sur le poste n°1.
 
J’arrose le poste n°2 de 5 kg de bouillettes Lobster Crayfish avant de partir. Durant la traversée pour rejoindre le plateau, le vent se lève tout doucement et en plus il se met à pleuvoir des cordes ! Je comprends vite que j’aurais mieux fait de rester au poste n°2. Mais malgré cela, il faut que j’entretienne le poste 1 dans l’espoir de jours meilleurs. J’y remets donc 10 kg de Green Banana. « Un NRGi BOY ça n’abandonne jamais ».
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Mais pas question de faire n’importe quoi non plus. L’objectif est de revenir au poste n°2. Le vent et ses rafales puissantes (45 km/h tout de même !) m’obligent à m’échouer sur une presqu’île pour y passer la nuit. Pas la peine de lutter contre les éléments. Je suis trempé, épuisé mais pas résigné ! Les spots sont amorcés, c’est le principal !!
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Le temps de me sécher et de me mettre en sécurité pour la nuit, je mets quand même les lignes à l’eau, hors de question d’enfiler des perles ! Les cannes sont lancées du bord et amorcées au cobra. Je suis échoué mais je pêche quand même !
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Quand on a 23 ans d’expérience de pêche à la carpe, la pêche à l’arrache comme on dit, ça ne fonctionne pas souvent !! Et là ce fut le cas. Qu’importe, l’essentiel était d’attendre une accalmie pour repartir sur de bonnes bases.
 
Le lendemain matin, à 10h, le vent de Sud Ouest a faibli, j’en profite donc pour regagner le poste n°2. Le ciel est couvert avec quelques éclaircies, je suis confiant pour la suite… 48h auparavant j’y ai pris deux poissons et comme j’ai amorcé avant de partir, ça devrait le faire.
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Après 2 h de rames, j’arrive sur le poste n°2. Je m’installe tranquillement, je retends les lignes à des distances allant jusqu’à 440 m. Les journées passent vite dans ces conditions! Pas le temps de se reposer. Le soir venu, une bonne vieille boîtedans l’estomac et le level chair en position couchette ! Eh oui pas de place pour un bedchair. Là encore, il ne se passera rien la nuit ! C’est réparateur et c’est tant mieux, car pêcher en solo par ces conditions extrêmes sans avoir les copains dans le coin pour vous filer un coup de main au cas où… Eh ben je peux vous dire qu’il vaut mieux être à 100% de ses moyens.
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C’est à 6h30 du matin que le chant d’un de mes détecteurs me fait bondir. D’un geste je saisis la canne et pars combattre ce poisson qui semble planqué dans les herbiers. L’inquiétude me gagne car je ne ressens aucun coup de tête, aucune tirée. De troche d’herbes en troche d’herbes, je me dis que ça doit être un pin’s, même jusqu’à la dernière troche où je commence à sentir les premiers signes du poisson ! Ca se passe sous le bateau ! Par prudence, je desserre le frein du moulin et libère mon fil de cette troche d’herbe qui m’empêche de voir le poisson qui reste bien calme. Soudain, il se réveille et d’un rush me reprend 15 m de fil !
 Le vrai combat ne fait que commencer.            
 
Le combat s’éternise 20 bonnes minutes pendant lesquelles je me fais trimbaler par un poisson dont je commence à pouvoir apprécier le poids au bout de ma canne de 10 pieds. Le fish finit par monter et d’un coup de main je le mets dans le filet ! Et là, la récompense !! Les galères de la veille sont vite oubliées. C’est une magnifique commune que j’aurai un peu de mal à hisser dans le bateau. Je suis tout heureux… La pesée indique 26,2 kg !!!
 
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Un grand moment car les conditions extrêmes décuplent les sensations et les émotions. La journée se passe sans aucune autre touche. L’heure est à la réflexion, je décide donc d’abandonner le poste n°1 malgré les amorçages effectués et de me concentrer uniquement sur le n°2. Normal car apparemment, niveau météo, ils ne prévoient pas de changements, toujours du vent et même des risques d’orages. Je veux bien être déterminé mais pas cinglé. Donc c’est décidé, je reste là et ne bougerai plus. Il me reste 3 nuits à faire et ça sera ici !
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La nuit suivante, calme plat ! Et encore une fois, c’est au lever du jour que la même canne se met à dérouler. C’est encore une belle commune de 14,5 kg qui finit sur le tapis.
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Une question me vient : « pourquoi les autres cannes ne produisent rien ? ». Je passe donc la journée à essayer de trouver de nouveaux spots à l’aide de mon écho-sondeur pour tenter de changer la donne, mais en vain…
 
Pendant les 48 h restantes les détecteurs restent muets. Le bilan de ces 6 jours et 6 nuits : c’est beaucoup de kilomètres à la rame, quelques galères, peu de poissons mais une belle récompense tout de même. Pour moi le résultat est donc positif et du coup une autre question se pose ! Où vais-je pêcher la semaine prochaine ?
 
Mon ami  » Seb  » de la team NRGi BAITS avec qui je devais pêcher sur un autre lac me dit que ce lac est sur OFF et que cela pourrait durer encore quelques temps car certains paramètres ne vont pas aller en s’améliorant.
 
Une fois à la maison, le temps de recharger les batteries et de faire un point sérieux sur la météo, la décision est prise de repartir pour une semaine de pêche en solo sur le fameux poste n°2. Là encore, rien ne se passe comme prévu. C’est donc le mardi matin suivant que je regagne le poste n°2, mais cette fois ci en faisant le choix d’y rester les 6 jours d’affilée.
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Plus question de galérer car la météo s’annonce identique à la semaine précédente. Après tout c’est les vacances et je me vois mal dire à mon chef que je suis plus fatigué de mes vacances que par mon travail « lol ». Cette deuxième semaine sera moins éprouvante pour moi et avec des résultats corrects au final. Avec les Lobster Crayfish et les Green Banana à raison de 1kg par canne à chaque pose, je prendrai 17 carpes, dont 4 de plus de 20kg, 5 entre 15 et 19kg, 8 entre 6 et 14,5 kg et 2 silures de plus du mètre. Malheureusement je perdrai un poisson plus que correct sur une décroche.
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Si j’ai pu réaliser cette pêche correcte dans ces conditions, c’est grâce à une détermination sans faille mais aussi grâce aux appâts NRGi BAITS que les poissons assimilent très rapidement comme une véritable source de nourriture. Ils en deviennent vite accros !!
  
Merci Berny !
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